lundi 20 août 2007
LE JUGEMENT DERNIER ACTE II : LE MARCHAND BRETON
Essai de monologue totalement inventé et satirique « Voilà, mon choix est fait, je pars en Tunisie, j’aurais pu attendre un nouveau challenge en France, mais, tout compte fait, pourquoi pas ? Il parait que le club qui m’a contacté est en ruine, et qu’il y a des choses à construire, loin de la pression du championnat français, de ses aléas et de son parcours difficile. De toute manière, à mon âge, je me vois mal débarquer dans un grand club français, alors autant s’essayer à un grand club tunisien, ça ne doit pas être très compliqué de s’imposer dans un football assez primitif, avec des structures et des moyens footballistiques inférieurs au football français. Et puis l’homme qui m’a contacté est courtois et charmant, je suis persuadé que notre collaboration sera harmonieuse. » « Après quelques mois en Tunisie, je me rends compte qu’avec ce club, la pression est assez énorme, le contexte est difficile, le club, comme l’Olympique de Marseille souffre de batilles intestines intenses et destructrices, le profil du président… je le trouve un peu complexe, je n’arrive pas à savoir exactement ce qu’il veut, je ne le trouve pas très net, ses positions sont assez louches, je crois que je devrais me méfier, et après tout, ce n’est lui qui m’a ramené, on joue bien, on ne perd pas de matchs, je n’ai pas à lui rendre des comptes ! Et je ne suis pas le seul à le penser ! Je commence sérieusement à me dire que le président n‘est pas en position de force, si la pression ne s’abat pas sur lui, c’est bel et bien parce que l’équipe senior marche bien en ce moment, et c’est bel et bien grâce à moi, j’ai ce pouvoir sur lui, et il devra faire avec. » « Un partout contre la goulette, le public gronde, on perd des points, jouer au mois de ramadan nous a fait du tort… le président entre aux vestiaires… il lynche mes joueurs, il veut les démoraliser… et puis merde, je ne vais pas après tout laisser au fond de moi je que je pense de lui, les joueurs doivent savoir qui mène la danse dans la section foot… » « Nous sommes enfin premiers, mes relations avec le président sont très aléatoires, tant que les résultats sont là, j’ai toujours un pouvoir sur lui, c’est moi, et seulement moi qui mène le jeu, n’en déplaise à son vice-président, il m’a toujours détesté, et il ne cherche qu’à m’éjecter, on verra qui tiendra le coup » « Dimanche on joue contre l’étoile, je suis premier, et je le resterai même en cas de défaite, le président vient de lancer l’offensive à travers les médias, pour qui se prend-t-il pour parler de mon départ alors qu’il me doit tout, de toute manière, je vais me laisser faire, et le voilà à côté de moi dans le couloir pour me convier à sa conférence de presse, s’il croit que je vais faire le docile, il se fout le doit dans l’œil, c’est le moment où jamais, je vais le mettre devant ses responsabilités devant tout le monde, et en sa présence ! Il l’aura bien cherché ! » « A quoi bon être champion si c’est pour ne pas rester… ce type là va s’approprier mon titre, mon travail, grand manipulateur qu’il est, il fera tout pour récupérer mon mérite, je ne dois rien à une personne comme ça, et il n’aura rien, absolument rien de moi ! J’ai fait mes preuves, il a été celui qui a lancé l’offensive ! je n’ai rien à me reprocher, et il portera le chapeau » Conséquences : Bertrand Marchand est un très bon entraîneur capable sportivement de mener un groupe vers le titre Bertrand Marchand est prétentieux, et il a malheureusement le sentiment de certains français, qui avec leurs préjugés et leurs idées reçues croient qu’ils viennent dans un pays d’Afrique en êtres supérieurs, méprisant toute hiérarchie, se prenant pour le roi. Méprisant même et ignorant ses collaborateurs. Ayant un caractère très hermétique, tout ceux qui entourent la section foot on du mal à collaborer avec lui, alors qu’ils sont là pour lui offrir toutes les conditions de réussite, et ils l’ont fait, ne recevant en retour que son indifférence. Se plaçant au-delà des hiérarchies, Bertrand Marchand est tout de même le vassal de quelqu’un, l’Homme est vraiment fait de contradictions. Monsieur « je suis toujours leader », en faisant sa série catastrophe avec 2 points sur 12 espérait faire porter le chapeau au président, lors de sa dernière intervention, tête basse, il essayait de monter tout son malheur et sa frustration de ne pas assurer la continuité au sein de l’équipe foot, se plaçant en victime, ce fut le dernier chapitre de sa propre descente aux enfers et de son plan haineux contre le président. A chaque moment difficile depuis son arrivée, à chaque revers, Marchand menaçait de démissionner, ne supportant pas la pression. De Guingamp au Club Africain, de ce côté-là, il y a tout un monde. Faire une saison aussi pleine, développer un tel jeu, tenir le coup, rester premier, et puis dilapider 10 point sur 12 en si peu de temps est un fait assez singulier, et même suspicieux. En fin de compte, Marchand a élevé le CA très haut grâce à sa compétence, et l’ai fait chuter très bas à cause de son caractère exécrable. Dommage pour lui, et surtout pour nous.
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EDITORIAL
Le Club Africain est un phénomène unique dans le football tunisien. Equipe mythique, légendaire, pourtant, lors des vingt dernières années, le club n'arrive plus à s'imposer au niveau national. Remportant seulement 3 Championnats et 3 coupes durant les 27 dernières années, le club continue pourtant à attirer des supporters, le public le plus nombreux du pays. Chaque dimanche une foule impressionnante et passionnée frissonne, souffre, rit, pleure devant un carré vert converti en arène d'honneur. Ce blog a été crée pour décortiquer tout ce que se passe autour, dans les coulisses, pour analyser l'apport et l'influence des "salons", des décideurs. Ce blog se veut militant, ce blog est un espace de résistance contre la médiocrité, les combines. Ce blog ne ménagera personne du moment où l'intégrité du Club Africain est bafouée. Car à chaque fois que cela arrive, des millons d'êtres sont touchés dans leur honneur, dans leur passion, et un jour, si tout le monde s'y met, par la plume, par la force, par le pouvoir ou simplement par la passion, un jour, peut être, tout ce que notre coeur porte de rouge et blanc rayonnera dans nos yeux, fiers, pour l'éternité.
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