lundi 20 août 2007
LE JUGEMENT DERNIER ACTE III: LE PRINCE
Peut être que si quelqu’un avait filé à Iddir le fameux « Prince » de mon homonyme Machiavel le jour de son ascension, il se serait mieux comporté dans son rôle de président, et je dis bien peut être. Pour les non initiés, ce petit livre écrit au tout début de la renaissance de l’Europe explique comment un souverain doit se comporter pour asseoir son autorité et garder son pouvoir, et ce, en considérant des exemples historiques. Ce livre explique aussi comment se comporter et s’adapter à chaque situation, si le Prince arrive en territoire conquis, si la population lui est hostile, s’il prend la place d’un tyran… Evidemment, on peut très bien chercher dans « Le prince» les conditions analogues au moment où Mr Iddir a pris le pouvoir, et de ce fait dégager la manière avec laquelle il aurait du se comporter… or, Mr Iddir est loin d’être un Prince, et cette situation n’est pas due ni à sa fonction, ni au fait qu’il soit dépendant financièrement, Mr Iddir a tout simplement choisi de ne pas être un Prince, et toute son erreur est là… Dès le début de sa prise du pouvoir, Kamel Iddir a choisi d’être un vassal, un soumis. En étant le premier depuis très longtemps à accéder à la présidence du club sans être un Sage, Mr Iddir aurait pu mettre à profit ce cap révolutionnaire pour consacrer une nouvelle doctrine, et de nouvelles habitudes de gouvernance au sein du club, il a hélas tout dilapidé. Les commentaires des supporters, souhaitant le retour d’un gros bonnet au sein du club, un « sage » si on veut, alors que ces derniers, sous l’ère Bellamine voulaient échapper à l’emprise de ces quelques pourvoyeurs de fonds, décideurs, bénisseurs, parrains, qui en 15 ans (après 92) n’ont à eux tous réunis remporté qu’un titre de champion, deux coupes, et deux coupes arabes,ces deux derniers titres étant évidemment de seconde zone (dans le prochain acte, nous y reviendrons). Kamel Iddir avait l’opportunité de créer une nouvelle culture, par ses choix stratégiques, et la stature qu’il a choisie, il vient de condamner à jamais cette culture. Mr Iddir était dès le départ ligoté par l’aspect financier, handicapé par le manque de stature sociale et de pouvoir, il n’y avait qu’une alternative possible pour garder le rang de président : travailler. Or, les ressources financières crées par le club restent tout de même insuffisantes. A cela, il faudra ajouter que Mr Iddir connaît bien le système clubiste, le fonctionnement de son lobby, les alliances et les traîtrises. Il a décidé de ce fait d’adopter une stratégie, celle de prêter allégeance à tous les barons du club, toutes tendances confondues, pour ne s’attirer les foudres de HB, FA ou encore HBA. Il a essayé d’écouter tout le monde, de caresser dans le sens du poil, pour être soutenu, et ne pas être éjecté. Dans ses interviews, et ses déclarations, il ne manquait jamais, et d’une manière excessive de remercier tous les sages du club pour leur apport moral et matériel, même si certains de ces derniers n’ont pas levé le petit doigt, de cette manière, il achetait leur silence, à défaut de leurs ressources. Il venait par ce comportement de signer son arrêt de mort. Pour les supporters, c’était un signe de faiblesse, de dépendance, il pouvait grâce à cela ne pas s’attirer le mécontentement et l’opposition des barons du club, mais l’autre revers de la médaille, c’est la fonction même de président du club qui était touchée, rabaissée par l’image d’un exécutant dépendant et manquant de carrure, c’était un choix d’image, et de fonctionnement, et ce n’était pas le meilleur. Mr Iddir aurait bien pu se comporter de la sorte au début, mais il rata l’opportunité de se libérer de ses maîtres. Il l’a raté lors de la victoire du derby, il avait réussi ce que aucun d’eux n’a pu faire, ce n’est sans doute qu’une victoire lors d’un match, mais pour les supporters, c’était le président par lequel le salut est venu, par lequel la lumière a jailli : il est premier au classement, et il a battu l’Espérance. Kamel Iddir a raté cette occasion de se démarquer, sa popularité était si forte ce jour là, qu’il pouvait être maître du monde, deux détails l’ont complètement perdu. La premier détail, c’est son choix de continuer à « remercier excessivement » ses protecteurs, ces derniers affirmaient en plus leur présence par les panneaux publicitaires du club (j’y reviendrai dans le prochain acte). On avait même tendance à croire que sans eux, le CA ne serait pas là où il est. Le deuxième détail, c’est que sa manière de se comporter lui a valu le mépris de son entraîneur, Marchand, de part son caractère mais aussi de ce qu’on lui souffle à l’oreille, a cessé depuis longtemps de respecter son président, ils étaient au tac au tac, et rien de bon ne pouvait arriver cette situation, l’écroulement du mois d’avril le démontre. Je rajouterai un dernier détail, Mr Iddir, c’est Dr Jeckill et Mr Hide, deux faces cachées, deux discours, deux points de vue, deux langages. Ses collaborateurs ne savent pas parfois s’ils doivent se fier à lui ou non, il lui arrive souvent d’agir d’une manière contraire au discours qu’il tient, et là aussi ça fait mal quand ça dérape. Aujourd’hui, toujours mauvais stratège, il se cache, peut être pas pour les mêmes raisons. Le CA va mal, supposons qu’un « sage » ait décidé de reprendre le CA en main, Mr Iddir ne pourra que s’effacer, alors, il commence à s’éclipser. Raison officielle, il vient d’être promis, la passation prend du temps, il est pris. Raison officieuse : il ne veux pas donner l’impression qui ‘il s’est fait évincer par un baron, alors, si un sage décide de prendre le CA en main, il dira qu’il est trop pris par son nouveau poste, et qu’il est amené à céder sa place. Si personne ne compte le déloger, il reviendra, expliquant que durant un laps de temps, il était pris par son nouveau poste. Elémentaire mais pas très futé. J’aimerais finir par une question, savez vous quel est le vice du président ? La réponse est dans la question, faudra juste réaménager les mots, je n’en dirai pas plus à ce sujet, seulement que Mr Ben Ammar, l’année du championnat, a choisi un vice président, qui, bien qu’il n’apparaissait pas souvent au parc, permettait au club de ne pas être attaqué gratuitement et éloignait les manigances et les combines, rien que par un nom. Le profil était utile et justifié, Mr Ben Ammar a certainement lu « Le Prince »
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EDITORIAL
Le Club Africain est un phénomène unique dans le football tunisien. Equipe mythique, légendaire, pourtant, lors des vingt dernières années, le club n'arrive plus à s'imposer au niveau national. Remportant seulement 3 Championnats et 3 coupes durant les 27 dernières années, le club continue pourtant à attirer des supporters, le public le plus nombreux du pays. Chaque dimanche une foule impressionnante et passionnée frissonne, souffre, rit, pleure devant un carré vert converti en arène d'honneur. Ce blog a été crée pour décortiquer tout ce que se passe autour, dans les coulisses, pour analyser l'apport et l'influence des "salons", des décideurs. Ce blog se veut militant, ce blog est un espace de résistance contre la médiocrité, les combines. Ce blog ne ménagera personne du moment où l'intégrité du Club Africain est bafouée. Car à chaque fois que cela arrive, des millons d'êtres sont touchés dans leur honneur, dans leur passion, et un jour, si tout le monde s'y met, par la plume, par la force, par le pouvoir ou simplement par la passion, un jour, peut être, tout ce que notre coeur porte de rouge et blanc rayonnera dans nos yeux, fiers, pour l'éternité.
1 commentaire:
Nous vous remercions de intiresnuyu iformatsiyu
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